ailes De maman - coaching de vie

" parce qu'avant d'être une mère vous êtes d'abord une Femme"

La bûche

Novembre 2020

Ai-je bien entendu ? « À Noël on coupe la bûche en deux et Papy et Mamy mangent dans la cuisine » nous a expliqué cette semaine, sentencieusement, le professeur Salomon. En ces temps de Covid 19, l’objectif est louable : mettre les grands-parents en sécurité sanitaire. Mais la solution proposée est tout sauf innocente, et cet abus de langage révélateur du regard porté sur nos Aînés. Ainsi, pendant que toute la famille va trinquer, chanter, rire, s’engueuler - se retrouver quoi - les Aïeux, les Vieux, les Anciens devraient être mis à l’écart. Eh bien, désolé, Monsieur Salomon, mais nous ne vous obéirons pas. Car, pour nous, voyez-vous, une grand-mère, un grand-père sont des trésors. Et à ce titre, ils méritent tous les honneurs. C’est donc un trône que nous leur dresserons la nuit de Noël. Et nous leur servirons nous-mêmes la bûche traditionnelle. Et si besoin, c’est nous qui irons dans la cuisine. Pour que jamais cette bûche, signe de l’unité familiale, ne devienne celui de l’exclusion. Nos Aïeux, nos Vieux, nos Anciens sont si précieux ! Comme le confiait au soir de sa vie Albert Jacquard à Marie de Hennezel : « A 86 ans, bien sûr je cours moins vite… mais je peux toujours m’enrichir au contact des autres et enrichir les autres. Je suis donc vieux au sens africain du mot, quelqu’un vers qui on va comme une source... ». Joli. 

Congé Paternité : Liberté, égalité, équité

Octobre 2020

Dès juillet 2021, le congé paternité passera à 28 jours. Evolution ou régression ? Evolution bien sûr, tant cette importance donnée et reconnue au père est une bonne nouvelle ! (Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi, dans le même temps, une autre loi risque de priver délibérément des enfants de père.) Mais je salue cette initiative, avec un bémol : j’ai l’étrange impression qu’une égalité absolue entre congé paternité et maternité (50/50) est l’objectif à atteindre. N’oublions tout de même pas que c’est la mère qui accouche, pas l’homme… il serait donc normal que celle-ci ait quelques jours en plus de congé non ? J’aimerais donc que cette évolution des congés aille dans le sens de l’équité et de la liberté. Comme c’est le cas - on l’oublie bien souvent - en Suède : « Le congé parental n’a pas en France la même souplesse que dans les pays scandinaves. En Suède par exemple le congé de maternité dure 480 jours, dont 60 sont dévolus à la mère, 60 au père, les 360 jours restants pouvant être pris par l’un ou l’autre. Si c’est la mère qui en profite, elle pourra travailler deux ans à mi-temps, ou quatre ans à quart temps, en gardant poste et ancienneté. » (extrait de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »). Inspirant, non ? 

Fin d’été

Août 2020

L’émotion est vive, et me prend aux entrailles. Je suis devant les plages du Débarquement. Très émue, très touchée, je vois soudain un adolescent prendre son jeune frère par les épaules : « je t’explique, en fait, ce sont des soldats qui se sont sacrifiés pour les autres, pour leur liberté » lui explique-t-il. Et là, bingo ! Ces mots résonnent en moi avec puissance, faisant écho à ma vie de mère. Le mot « sacrifice » est violent, dur, difficile, râpeux, voire même inaudible en 2020. Pourtant la réalité, elle, est là. tenace. Ces jeunes hommes - anglais, américains, canadiens, français - sont bel et bien tombés, en juin 1944, pour notre liberté. Ils ont, littéralement, donné leur vie pour que d’autres vivent. Comme l’ont fait, et le font encore tant et tant de mamans ! Comme l’ont fait et le font encore tant et tant de papas. L’un d’eux, un jour, me confiait : « tu sais, si je n’avais pas eu de famille, si je n’avais pas été père, j’aurais fait du parapente, de la rando en haute montage, de l’oenologie… » C’est bien grâce aux sacrifices - oui, j’ose le mot - de ses parents que l’enfant peut prendre son envol vers la liberté. Une belle parentalité est à ce prix. Comme disait le philosophe-poète-écolo-avant-l’heure Gustave Thibon : « il faut choisir : rester fleur et se faner, ou mourir et devenir fruit ». 

Un bébé toute seule

Juillet 2020

En plein coeur de l’été, alors que de nouvelles lois sur la maternité vont ou viennent d’être votées, je prends du temps pour écrire ces lignes. Parce que je suis bouleversée en pensant à ces bébés qui vont naître, orphelins de père et doublement maternés. Alors, oui, j’ose dire ceci. La PMA pour toutes, c’est : 1/ Une injustice pour l’enfant. Les femmes, elles, ne font que subir les conséquences de la « justice naturelle » : le même avec le même « engendre » la stérilité. La véritable justice voudrait que tout petit humain ait le droit de naître entouré d’une mère ET d’un père. 2/ La haine de l’homme en héritage. Priver un bébé de père dès le début de sa vie, c’est transmettre à son bébé cette croyance : « la moitié de l’humanité ne vaut rien ». Comment un enfant héritier de cette toute puissance féminine pourrait-il se construire dans la sérénité ? 3/ Une violation écologique. La nature a besoin de mâle et de femelle pour la fécondation - cf le combat contre la disparition des abeilles polinisatrices. Il faudrait donc contourner, violenter, brusquer Dame nature, pour qu’elle se plie aux désirs des adultes ? Et cela, à l’ère de la vague verte et de l’empreinte carbone ? 4/ L’éclatement de la maternité. Avec le ROPA, l’enfant non seulement n’aura pas de père, mais en plus il sera dorloté par deux mères : la donatrice et la gestatrice. « Qui est mon père ? se demandait l’enfant dans la PMA. Qui est ma mère ? se demandera l’enfant pris entre deux mères » (in Causeur 25 juillet 2020). Un bébé privé d’un père et de l’amour unique d’une mère verrait ainsi le jour, fruit d’une décision consciente et mûrement réfléchie ? Alors, si je dis Non à la PMA, c’est pour dire Oui à la paternité et à la maternité responsables. Comme dit le proverbe japonais, « l’amour d’un père est plus haut que la montagne, et l’amour d’une mère plus profond que l’océan ».

Père Hors Pair

Juin 2020

Le père est-il aussi rare qu’on le dit ? Je ne le crois pas. Ceux qui « coo-pèrent à la per-fection » sont nombreux, même s’il y a « des pères absents, des pères fuyants et des perfides » (Grand Corps Malade). Que font-ils donc de si précieux qui allège la mère - en la sortant de son rôle épuisant de Maman qui la vide complètement de son énergie - et lui redonne le sourire ? Témoignages de Papa. 1/ « Quand notre fils est né, j’ai essayé d’aider ma femme à s’écarter du petit, mais comme elle l’avait porté elle pensait être la seule à savoir s’en occuper ! » Mettre de la distance entre la mère et son enfant, l’aider à sortir de la toute-puissance maternelle : première mission. 2/ « Récemment ma femme était empêtrée avec mon fils, A force de l’écouter, la situation avait fini par s’enliser, j’ai fini par intervenir, par prendre les choses en main, la situation s’est réglée, et ma femme en a été soulagée ! » Deuxième mission : aider à la prise de décision, et trancher si besoin… surtout quand Maman n’arrive pas à se décider car elle veut faire plaisir à tout le monde ! 3/ « Notre fille, l’autre soir, voulait que nous regardions un film ensemble. J’ai dit un Non ferme et définitif. Ma compagne était triste sur le coup mais finalement elle m’a avoué qu’elle était ravie » ! C’est la troisième mission : ramener la mère à sa féminité. Comme l’explique Yvon Dallaire, psychologue québécois : « L’homme rappelle à la mère qu’elle est aussi une femme et une amante, un être de plaisir et non seulement un être de devoir ». J’aime.

Témoignages tirés de « Au secours je me noie, comprendre et éviter le burn-out maternel »

L'équilibre à trois temps

Mai 2020


Le saviez-vous ? Dans l’Antiquité, les « Trois Grâces » étaient le symbole de la Générosité dans ses trois mouvements : Donner, Recevoir et Echanger. L’un n’allant évidemment pas sans l’autre… Elles représentaient également la Féminité avec Euphrosyne la Sereine, Thalie la Florissante et Aglaé la Brillante. Alors que le déconfinement est en cours, alors que le confinement a été pour toutes les mamans un véritable jeu d'équilibriste, cette sculpture de Niki de Saint Phalle, dans son aspect provocateur et dérangeant, apparaît comme une belle source d’inspiration et une pressante invitation à l’équilibre pour les mères du 21ème siècle... non ? 




Alerte Coro - Spécial Papas

Mars 2020

A partir de lundi, les enfants vont rester chez eux. Toute mère sait ce que cela veut dire. Les pères, pas forcément. Et ils peuvent être tentés de penser : « c’est bon, Elle va gérer… » Alors là je dis : « Stop ! » Non, les mamans ne vont rien gérer du tout ! Elles vont juste faire face… (en fait, elles ont peur de ne pas y arriver, mais ça elles ne vous le diront jamais). Alors je lance ce cri d’alarme : vous les hommes, soyez à la hauteur ! En cas de crise, les mamans serrent les dents, donnent tout, font du mieux qu’elles peuvent, donnent le change… mais ne soyez pas dupes ! Ce qui les attend est une Epreuve Sportive (physique et psychique) de Haute Compétition. Et, sachez-le, elles ne peuvent pas l’affronter seules. Elles vont avoir besoin de vous. Alors, soyez là. Présents. Attentifs. A l’écoute. Surtout, ne désertez pas ! Et vous, les mamans, parlez ! Inutile de jouer aux mères qui assurent « mais si ça va aller j’te jure… » Non, cela ne va pas aller. Alors, dites ce dont vous avez besoin, ce que vous attendez de votre homme, expliquez-lui, soyez claires dans vos demandes, et évitez de râler, de vous plaindre (ça, les hommes détestent !). Et dès maintenant, élaborez - ensemble - un Plan de Bataille pour les semaines qui viennent. Car l’enjeu est de taille : éviter que Maman ne meure au front…


Guerrière (suite)

Février 2020

C’est la mode. Pas un film, pas un dessin animé, pas une émission sur nous, les femmes, sans utiliser le mot de « Guerrière ». Et puis il est vrai que nous avons Jeanne d’Arc… alors … Alors je viens de trouver une nouvelle raison d’être une guerrière. Dans un post précédent, je disais qu’il s’agissait de lutter pour découvrir la pépite de la Joie maternelle. Aujourd’hui, grâce à Camille Sfez, auteur de « La puissance du féminin », je comprends qu’il s’agit aussi de défendre son propre territoire. Oui, être guerrière, c’est protéger son « féminin sacré ». C’est savoir mettre des limites, dire OUI, dire NON et ainsi se respecter. Alors que si souvent nous, les femmes et les mères, sommes dans le « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non », Camille Sfez nous invite à réveiller la femme déterminée et puissante en nous. Celle qui, forte et vulnérable à la fois, sait ce qu’elle veut. Pour devenir une Souveraine, « en même temps guerrière et magicienne »… Une maman quoi.

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Plaisirs de maman

Publié le 7 novembre 2014 à 9:00 Comments commentaires (910)

J’ai décidé de renoncer au bonheur. Si, si, sans rire. Car j’ai compris qu’il viendrait à moi sans crier gare, à l’improviste, et qu’il me comblerait. Et de même pour le plaisir. Car l’expérience m’a enseigné une vérité fondamentale : plus le plaisir est recherché pour lui-même, plus il attriste. Mais s’il est cueilli au quotidien, au hasard des événements, il fait tellement de bien ! Pour mieux comprendre son essence, j’aime cette définition du maître grec Aristote : “le plaisir, c’est la perfection de l’acte”. Perfection d’un sourire d’enfant, d’un câlin ou d’une partition de musique, perfection d’une blanquette, d’un expresso ou d’une poésie récitée, d’une rose odorante, d’un couvert joliment disposé, d’une pile de linge soignée, perfection d’une étreinte ... ah, que de plaisirs, que d’étincelles qui en nous qui tourbillonnent !” comme le chante Circus (“Sur un fil”). Et voilà que je retrouve (un peu) le plaisir et le bonheur dans mon quotidien de maman...